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Collision de galaxies *

Les oeufs Fipronil... Grand-mères des villes et des champs...

Collision de galaxies
Les oeufs Fipronil... Grand-mères des villes et des champs...

 

Dans les campagnes, autrefois, les gens dépendaient très peu de supérettes et encore moins des supermarchés.

J'ai deux grand-mères, désormais fort âgées, une des villes, l'autre des champs.

Ma grand-mère des champs était agricultrice : le village entier venait chercher chez elle du lait et des fromages qu'elle fabriquait elle-même. La communauté villageoise était soudée car les gens dépendaient beaucoup les uns des autres. D'autres vendaient des légumes, ou des œufs, des lapins, des volailles. Oeufs sans fipromil...

Je me souviens des soirées d'été passées à la campagne pour écosser les haricots ou des après-midis où l'on plumait le faisan qu'un voisin avait chassé et lui avait offert en gage d'amitié et de reconnaissance de services rendus par mon grand-père. La traçabilité optimale !

Dans les nombreux récits du passé que me fit ma grand-mère des champs, jamais elle n'a évoqué la moindre mort suspecte liée à une alimentation viciée.

L'exploitation agricole lui demandait beaucoup de temps et de travail ; elle portait des bidons énormes pour une personne de 50 kilos et faillit devenir borgne ayant reçu un coup de corne de vache dans l'oeil.

C'est ainsi que vivaient nos ancêtres, en tous cas certains. Ils ont bâti la France.

Ma grand-mère des champs était une femme courageuse et digne, c'est la seule personne de ma famille que j'aime encore vraiment.

Elle a choisi de n'avoir qu'un seul enfant pour pouvoir lui transmettre sa petite exploitation agricole. Les paysans évitaient en effet de morceler leur domaine, au risque de rendre la succession très complexe à régler et d'empêcher un enfant de reprendre l'exploitation à cause des difficultés du partage.

Un pari aussi, car on peut perdre son enfant prématurément et mourir sans héritier. Telle était la mentalité paysanne.

Ma grand-mère des champs a arrêté l'école à 10 ans à cause de la guerre. Elle n'a pas pu faire d'études car à la fin de la guerre, on avait besoin d'elle pour le travail des champs. Elle doit vivre avec 700 euros par mois, une retraite un peu améliorée par des fermages, mais l'Etat a bloqué le revenu agricole, si bien que cela représente moins d'un mois de pension de retraite pour de vastes champs achetés par nos ancêtres avec l'argent de leur labeur. Ils n'avaient rien volé, contrairement à certains bourgeois qui profitèrent de la redistribution des biens nationaux lors de la Révolution pour se bâtir des fortunes immobilières, qui ont ensuite parfois fondu en fortunes mobilières avec la capitalisme industriel ou financier dans lequel ils réinvestirent à une époque de libéralisme sauvage.

C'est le principe de beaucoup des grandes fortunes actuelles qui sont en réalité très anciennes et qui se sont bâties dans l'injustice... Qu'on ne nous dise pas que ces gens « font vivre » des milliers de personnes ou « créent des emplois ». Ils rentabilisent leur fortune, point barre.

 Aujourd'hui, je trouverais normal qu'une redistribution des biens intervienne en portant légalement atteinte à la propriété d'héritiers richissimes, comme dans la Grèce antique, mais uniquement dans un cadre national bien compris, puisque des injustices sont liées à des disparités de situations et de réglementations dans l'histoire nationale sur le long terme. Comme l'orage finit par exploser après une longue canicule. 

Au contraire, lorsque l'action de l'Etat s'est perfectionnée, les abus sont devenus plus difficiles à commettre. Les différents entrepreneurs sont tenus par exemple d'obligations d'information et de conseil, la concurrence a été améliorée également pour éviter les abus de position dominante découlant de monopoles de fait, la transparence a été améliorée de façon générale au cours de l'histoire . C'est un progrès du XXème siècle, qui montre que ce siècle n'a pas été uniquement de déclin contrairement à ce qu'on prétend parfois et ce sont plutôt les forces de gauche qui l'ont permis.

L'autre partie de ma famille était constituée de communistes staliniens. Mon grand-père des villes était un simple ouvrier. Il avait une lubie : il voulait absolument avoir un garçon. Pas de bol pour lui, il n'eut que des filles et il finit, après de très nombreuses tentatives, par avoir un garçon... aveugle et lourdement handicapé mental.

Ces gens-là en ont voulu à la terre entière d'avoir une grande famille à nourrir, alors que d'autres, comme par hasard, arrivaient à maîtriser leur procréation à la même époque. C'était avant la loi Veil, avant la pilule aussi, mais des gens savaient quand même comment éviter de faire des enfants qu'on ne saurait élever...

A la mort de mon grand-père des villes, stalinien en chef - et pour cause, il présidait une section communiste - grâce à la gauche et à la complaisance d'un médecin l'ayant déclarée inapte au travail, sa femme a bénéficié de nombreuses allocations et fut la bénéficiaire privilégiée de l'aide publique. Elle a pu voyager en ne payant quasiment rien grâce au CCAS, bénéficier d'un appartement dans un HLM qui, à l'époque était dans un lieu excentré, mais devenu maintenant tout à fait fréquentable et même bien placé, allocations diverses... à une époque où déjà, l'immigration devenait galopante.

Avantage maintenu après que ses enfants furent partis du foyer familial. Ayant à charge mon oncle, elle touche 2000 euros par mois sans payer d'impôt en n'ayant jamais travaillé et son mari étant décédé à 45 ans.

Elle reçut la médaille de la famille, partant du principe qu'avec une famille à deux chiffres, vous rendez un service à la nation.

Pourtant, à l'époque déjà, le chômage était devenu important aussi.

Alors pourquoi valoriser le fait d'avoir une grande famille en tant que tel, quand ça ne correspond pas aux besoins de la nation ? On peut se le demander.

En effet, les moeurs changeant sous l'effet du féminisme, les femmes françaises étant de plus en plus actives et investies dans une vie professionnelle leur permettant d'être indépendantes dans leur vie privée, leur procréation baissa.

Il n'y a là guère de problème en réalité, car, en même temps, le progrès technique a libéré l'être humain de tâches qu'il devait faire autrefois. Si ma grand-mère des champs exploitait sa ferme aujourd'hui, elle n'aurait plus à traire les vaches elle-même...

Le monde du travail a de moins en moins besoin de l'humain. Du moins, les forces humaines pourraient se consacrer davantage à la transmission de la culture nationale. Une société très évoluée devrait être une société où chacun est plus cultivé. Mais des gens trop cultivés pourraient comprendre trop bien, être moins manipulables et finalement se liguer contre les intérêts de puissants bénéficiant de rentes de situation. D'ailleurs, la culture même dite nationale car financée sur des budgets publics est devenue n'importe quoi, un fourre-tout avec des plug anaux géants et vagins de la reine, ou encore des concerts de Black M.

Le passé a bien illustré le fait que le sentiment national pouvait mobiliser des foules pour faire la guerre ou soutenir un nouveau régime. S'attaquer à cette appartenance nationale est une façon d'anéantir le risque de révolte populaire. On connaît les voies de cet anéantissement : repentance, culpabilisation, internationalisation des marchés, de la solidarité, éloignement du pouvoir politique qui s'expatrie littéralement avec l'européanisation et la mondialisation ainsi que la fonctionnarisation qui les accompagne (une fois le traité signé, le pouvoir échappe au peuple)...

L'internationalisation vise à empêcher le peuple de faire sa révolution :

http://resistancerepublicaine.eu/2017/05/28/isf-plus-quinjuste-macron-internationalise-pour-que-le-peuple-ne-puisse-pas-faire-sa-revolution/

On lit parfois que les immigrés sont privilégiés quant aux avantages sociaux. Pourtant, la loi est la même pour tous. On ne peut pas laisser dire que les musulmans seraient privilégiés à ce sujet par la loi. Les lois en question sont celles qui sont en vigueur depuis la seconde guerre mondiale pour la plupart, afin de repeupler la France. Ma grand-mère des villes est une Française de souche. Simplement, la loi aurait dû changer en même temps que les besoins démographiques de la nation ont changé. Cela aurait aussi dissuadé des immigrés procréant beaucoup de venir en France pour bénéficier de ce généreux système social.

Les politiques ont continué à valoriser le fait de beaucoup procréer, à une époque où ça ne correspondait plus aux besoins de la nation ; mais pour éviter de poser la question de la redistribution sociale, on préfère continuer à fantasmer sur un soi-disant problème de génération avec le risque que les jeunes ne soient pas assez nombreux pour payer les retraites des personnes âgées... alors même qu'il n'y a plus d'emploi pour ces jeunes.

Finalement, ceux qui prétendent faire de la famille une valeur et veulent encourager la natalité se rendent complices d’un grand remplacement et d’une sclérose sociale porteuse de maux qu’ils encouragent eux-mêmes, tout en les dénonçant dans un grand amalgame.   

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