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Collision de galaxies *

En relisant Ernest RENAN...

Collision des galaxies

Photo : monastère des météores

En relisant Ernest RENAN...

E. Renan, « Qu’est-ce qu’une nation ? » (1882).
Le monde qu’envisage Renan dans ce texte se cantonne au monde occidental, de façon générale (il parle certes de la Turquie, mais pour en dire que tout s’y passe mal et qu’elle n’a pas su assimiler ses divers peuples).

Pour Renan, la communauté de religion ne peut être le critère de la nation et il écrit à cet égard : « on peut être français (…) en étant catholique, protestant, israélite, en ne pratiquant aucun culte ».

Renan se contente de dire que « la division de l’Europe est trop grande pour qu’une tentative de domination universelle ne provoque pas très vite une coalition qui fasse rentrer la nation ambitieuse dans ses bornes naturelles ».
C’était avant le nazisme…

Quand Renan évoque le XVIIIème siècle, il écrit : « l’homme était revenu, après des siècles d’abaissement, à l’esprit antique, au respect de lui-même, à l’idée de ses droits ».

Il faut en permanence faire attention à ne pas faire le chemin inverse.
Quand vous lisez ce texte, vous comprenez qu’il n’y a rien de racialiste à poser la question de l’identité nationale, contrairement à ce que certains à gauche ont voulu nous faire croire à l’époque où Sarkozy prétendait s’y intéresser, car Renan est on ne peut plus clair sur le fait que la nation n’a aucun rapport avec la race. On le voit tout au long de son discours, pour lui ce serait l’erreur la plus grave de considérer la race comme base de la nation et il considère même que c’est le propre de la France d’avoir intégré des femmes et des hommes de races différentes (il emploie le mot en revanche sans crainte, car à cette époque, on n’avait pas peur de l’utiliser justement dans des discours universalistes à cet égard).
En revanche, pour lui, « la nation est l’aboutissement d’un long passé d’efforts, de sacrifices et de dévouements » et « ne s’improvise pas ». C’est « la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis » et une volonté de vivre ensemble dans le présent (ce qu’il appelle « plébiscite de tous les jours »).

En relisant Ernest RENAN...

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